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Le parcours de Kazuyoshi Miura, surnommé « Kazu », est une véritable leçon de persévérance et de passion pour le football. Né au Japon, il a su se faire un nom dans le monde entier grâce à sa détermination et à son amour du sport. Même aujourd’hui, à plus de cinquante ans, il continue de surprendre et d’inspirer les générations futures par son engagement inébranlable sur le terrain.
Les débuts inspirants au Japon
Kazuyoshi Miura a grandi dans une famille où le football était omniprésent. Son père, gérant d’un magasin de sport, son frère international et son oncle éducateur ont été des influences déterminantes. Dès son plus jeune âge, il a été en contact avec le football grâce à des vidéos de la Coupe du Monde 1970 filmées par son père. Bien que le sport ne l’intéressait pas sérieusement à l’époque, ces images de Pelé l’ont profondément marqué. Son frère, l’un des meilleurs joueurs de la région de Shizuoka, le poussait à se dépasser, ce qui a contribué à éveiller sa passion pour le football. À 12 ans, il commence à envisager sérieusement une carrière professionnelle, avec le rêve ambitieux de partir au Brésil pour améliorer ses compétences.
L’aventure brésilienne
À l’âge de 15 ans, Miura prend la décision audacieuse de partir seul au Brésil, convaincu qu’il pourrait y faire carrière. Cependant, l’adaptation est difficile. Intégré à l’internat du CA Juventus à Sao Paulo, il découvre des conditions de vie rudimentaires et un environnement compétitif. Les Brésiliens le voyaient davantage comme un curieux touriste que comme un concurrent sérieux. Malgré les obstacles, il persévère en jouant avec une équipe d’immigrés japonais, ce qui l’aide à s’accrocher et à signer un contrat avec le club mythique de Santos. Jouer sur les traces de Pelé est une expérience inoubliable qui marque un tournant dans sa carrière.
Secrets de longévité
La longévité exceptionnelle de Miura dans le football est souvent source de curiosité. Il attribue sa forme physique à une combinaison de bonne alimentation, sommeil réparateur, et routines d’entraînement rigoureuses. Jamais gravement blessé, il bénéficie d’une robustesse naturelle héritée de ses parents. Son ami Roberto Baggio l’a toujours encouragé à continuer, en lui rappelant la chance de pouvoir encore jouer. Ces encouragements ont joué un rôle crucial dans sa décision de poursuivre sa carrière aussi longtemps que possible, même au-delà de ce qui semblait raisonnable pour beaucoup.
Une popularité toujours intacte
Malgré son âge, Kazuyoshi Miura jouit d’une popularité intacte, voire croissante. Au Portugal, il est reconnu dans la rue, et ses fans continuent à l’encourager dans ses aventures footballistiques. Des enfants de cinq ans crient son nom dans les stades, un phénomène rare pour un joueur de son âge. Sa célèbre « Kazu dance » est encore demandée par les fans, preuve de son impact culturel. Pour ses coéquipiers, bien qu’ils l’appellent parfois « the King », il reste humble en insistant sur le fait qu’il n’y a qu’un seul roi, Pelé.
Une influence mondiale grâce à Captain Tsubasa
Le personnage d’Olivier Atton dans Captain Tsubasa, inspiré en partie de Miura, a contribué à sa renommée. Même s’il n’a jamais lu le manga, l’influence est indéniable. Le créateur Yoichi Takahashi l’a même invité à rejoindre le club Nankatsu SC, inspiré du manga. Bien qu’il n’ait pas pu accepter l’offre, Miura apprécie l’entraîneur du club et reste ouvert aux opportunités de collaboration future. Son histoire continue d’inspirer les jeunes joueurs du monde entier, qu’ils soient fans de football ou lecteurs de manga.
Alors que Kazuyoshi Miura continue de jouer et de défier les attentes, une question se pose : jusqu’où sa passion pour le football le mènera-t-elle encore, et comment inspirera-t-il les générations futures à poursuivre leurs rêves sans relâche ?




















