Arteta a la conscience claire sur City, l’appel reste ouvert
Face à la presse pendant plus de trente minutes, l’entraîneur d’Arsenal a surtout refusé de commenter, sauf sur un point précis lié à son passage à City.
Mikel Arteta a affirmé que sa conscience était claire à propos des violations des règles financières reprochées à Manchester City, club où il fut l’adjoint de Pep Guardiola avant de prendre en main Arsenal en 2019. Sa réponse tient en un seul mot : « yes ». Pour le reste, l’entraîneur d’Arsenal a surtout refusé de commenter.
En bref
- Sa réponse tient en un seul mot : « yes ».
- D’après Sky Sports , la commission indépendante a conclu qu’entre 2009/10 et 2017/18, City avait artificiellement gonflé ses revenus de 830 millions de livres.
- Tant que l’appel de City n’aura pas été examiné, l’affaire restera ouverte et les prises de parole comme celle d’Arteta continueront de se limiter à ce que chacun juge possible de dire sans préjuger du résultat.
Selon BBC Sport, il s’agissait de sa première conférence de presse depuis la décision de la commission indépendante, que City a contestée en déposant un recours. Les questions ont duré plus d’une demi-heure. Vers la fin, un journaliste lui a rappelé qu’il avait passé trois ans et demi à City, avec une position importante, et lui a demandé si sa conscience était claire. La BBC y voit le passage le plus révélateur de l’échange, car c’est la seule fois où il ne s’est pas contenté de répéter son message sur l’absence de commentaire.
Un refus de commenter tant que l’appel n’est pas jugé
Arteta n’a pas été agressif, note la BBC, mais il est arrivé au centre d’entraînement avec une ligne de conduite précise. Il a expliqué que la procédure n’était pas terminée, qu’il était donc difficile de dire ce qu’il ressentait et qu’il parlerait plus clairement une fois le dossier tranché. Selon lui, la position du club comme la sienne est de ne plus rien ajouter tant que l’affaire n’est pas entièrement réglée. Il a aussi dit faire confiance aux personnes chargées du dossier pour agir dans le calendrier qu’elles jugent le meilleur pour tous.
Interrogé sur un éventuel échange avec Guardiola, il a préféré ne pas répondre. Il n’a pas non plus voulu dire si ses souvenirs de son passage à City en étaient ternis. Et quand on lui a demandé si l’appel et la sanction devaient être réglés dans la saison pour protéger l’intégrité du championnat, il s’en est tenu à sa confiance dans ceux qui gèrent la procédure.
Ce que reproche la commission à City
D’après Sky Sports, la commission indépendante a conclu qu’entre 2009/10 et 2017/18, City avait artificiellement gonflé ses revenus de 830 millions de livres. Elle parle de faux contrats (« sham contracts ») passés avec des partenaires commerciaux pour dissimuler des revenus. Le club nie toute faute.
La période examinée recouvre deux saisons pendant lesquelles Arteta travaillait avec Guardiola, 2016/17 et 2017/18, où City a remporté deux titres de champion consécutifs, une FA Cup et deux Coupes de la Ligue. Sur ces deux exercices, la commission estime à 264,3 millions de livres le sponsoring gonflé. Arteta est resté trois saisons et demi auprès de Guardiola avant de quitter City en 2019.
Sur le plan personnel, Arteta s’est montré plus disert quand on lui a demandé s’il était heureux d’avoir gagné la Premier League avec Arsenal avant ce verdict. Il a dit éprouver de la fierté et beaucoup d’émotion en repensant à la façon dont le groupe y est parvenu, un sentiment qu’il juge unique et sincère.
La Premier League sort-elle abîmée ?
L’Espagnol a affirmé croire « à 100 % » que la Premier League resterait le meilleur championnat du monde, après plus de vingt ans passés en Angleterre. Il a souligné que quelques clubs se sont montrés très performants en gérant leurs ressources de façon intelligente, et qu’Arsenal en avait fait les frais quelques semaines plus tôt avec sa défaite contre Brighton.
L’entraîneur de Nottingham Forest, Oliver Glasner, a déclaré de son côté que la Premier League avait été « damaged » par la culpabilité de City. Arteta s’est montré plus nuancé : il veut croire que ce n’est pas le cas, mais admet ne pas savoir quel sera l’effet sur la réputation du championnat dans le monde. Il rappelle que cela échappe au contrôle d’Arsenal, qui peut seulement apporter au mieux ce qu’il peut individuellement pour préserver la position de la compétition.
Arsenal retrouve le terrain
La conférence de presse s’est tenue cette semaine, alors qu’Arteta vient de signer un nouveau contrat de quatre ans comme entraîneur d’Arsenal. Sur le plan sportif, son équipe pointe à trois points de City, leader du championnat, et reçoit samedi Leeds, cinquième, à l’Emirates Stadium.
Tant que l’appel de City n’aura pas été examiné, l’affaire restera ouverte et les prises de parole comme celle d’Arteta continueront de se limiter à ce que chacun juge possible de dire sans préjuger du résultat.
Photo à la une. Source : Wikimedia Commons. Photographe : Arne Müseler. Licence : CC BY-SA 3.0.












