Maresca, sûr d’une victoire en appel de City, répond sans lire le verdict avant d’aller à Anfield
Quinze minutes de conférence, une confiance affichée « à 100 % » dans la direction et un verdict que l’entraîneur reconnaît ne pas avoir lu : Maresca a préparé le déplacement à Liverpool sous tension.
Enzo Maresca a tenu vendredi sa première conférence de presse depuis le verdict rendu contre Manchester City, un échange de 15 minutes avant le déplacement à Liverpool de dimanche, coup d’envoi à 16 h 30.
En bref
- Selon Sky Sports , une commission indépendante a reconnu City coupable de toutes les charges liées à des manquements aux règles financières de la Premier League entre 2009/10 et 2017/18.
- Sur la question des suites à donner, il a renvoyé à plus tard :
- Après la décision, il a publiquement soutenu le club, écrivant vouloir que chaque supporter de City dans le monde sache qu’il est là, « plus que jamais ».
Un verdict lourd et un appel déjà déposé
Selon Sky Sports, une commission indépendante a reconnu City coupable de toutes les charges liées à des manquements aux règles financières de la Premier League entre 2009/10 et 2017/18. Elle estime que le club a conclu de faux contrats avec des partenaires commerciaux, dans un « montage de financement déguisé », afin de gonfler ses revenus.
City a confirmé son appel. Le club se dit innocent et affirme que le jugement est entaché d’erreurs évidentes, matérielles, de droit, de principe et de fait, et qu’il est donc « non sûr » (« unsafe » dans le texte du club). Aucune sanction n’est établie à ce stade, la procédure d’appel étant en cours.
Une conférence sous contrôle
Maresca a affirmé faire « 100 % » confiance à la direction du club et croire à une victoire en appel, les propriétaires en étant convaincus selon lui. Il a reconnu ne pas avoir lu les conclusions de la commission. Interrogé sur les titres de la période, il a répondu « absolument pas » à l’idée qu’ils soient entachés.

Il a aussi expliqué que le dossier n’avait pas été abordé lors de son arrivée. Adjoint de Guardiola pendant la saison du triplé 2022/23, il lui a succédé cet été comme entraîneur principal. Il justifie sa confiance ainsi : il croit en ce club parce qu’il croit en ses dirigeants, et c’est pour cela qu’il l’a rejoint. Il ajoute qu’il n’existe aucun autre club au monde où il aimerait être. Sur la question des suites à donner, il a renvoyé à plus tard :
« Le bon moment pour en parler, ce sera quand nous aurons gagné cet appel. »
Enzo Maresca, entraîneur de Manchester City
Un journaliste lui a demandé si le président ou le directeur général ne devraient pas répondre à de telles questions. Maresca lui a fait remarquer que l’on se trouvait à la conférence de presse d’avant-match contre Liverpool. Plus tard, il a rectifié l’une de ses réponses : sa confiance envers le club vaut aujourd’hui, pour l’avenir et pour toujours.
Anfield, puis le retour de Guardiola
Côté sportif, Maresca a souligné que City occupe la première place du championnat. Il s’attend à une ambiance « encore pire » à Anfield à cause de la situation, mais juge ses joueurs capables d’encaisser la pression. Interrogé sur une éventuelle inquiétude, il a répondu qu’après deux jours passés dans les locaux du club, il n’était pas inquiet du tout.
Il a indiqué avoir parlé à Guardiola pour la dernière fois après le derby contre Manchester United et savoir que celui-ci viendra mardi. D’après BBC Sport, le technicien espagnol est attendu à l’Etihad le 14 octobre pour City-PSG en Ligue des champions. Ce serait sa première visite depuis son départ à la fin de la saison dernière, et le premier match à domicile de City depuis le verdict.
En une décennie au club, Guardiola a remporté six titres de champion d’Angleterre, la Ligue des champions, trois FA Cup et cinq League Cup. Après la décision, il a publiquement soutenu le club, écrivant vouloir que chaque supporter de City dans le monde sache qu’il est là, « plus que jamais ».
Les voix extérieures
- Gary Lineker, ancien capitaine de l’Angleterre : « Évidemment, c’est très mauvais pour Manchester City, et mauvais aussi pour le football. » Il souhaite que le club accepte sa punition pour le bien du jeu et ne serait pas surpris que les trois titres de championnat de la période soient retirés.
- Kyle Walker, ancien joueur de City, parti en 2025 après huit ans et aujourd’hui à Burnley : il estime que commenter l’action en justice, alors que l’appel est en cours, ne lui rendrait pas justice, ni à personne d’impliqué. Il assure que les joueurs garderont leurs souvenirs de trophées, quoi qu’il arrive.
Photo à la une. Source : Wikimedia Commons. Photographe : FYI2023. Licence : CC0.












