Everton : les Friedkin envisagent de vendre le club
Le Friedkin Group étudie la cession d’une part de contrôle d’Everton et n’écoutera que des repreneurs jugés à la hauteur du club.
Le Friedkin Group envisage de céder Everton, moins de deux ans après avoir pris les commandes du club de Premier League. Un communiqué publié le vendredi 9 octobre évoque la possible vente d’une participation de contrôle, et un intervenant de Sky Sports avance déjà une fourchette de prix.
En bref
- Un communiqué publié le vendredi 9 octobre évoque la possible vente d’une participation de contrôle, et un intervenant de Sky Sports avance déjà une fourchette de prix.
- Il juge aussi que les engagements de soutien affichés sur le terrain ne se sont pas vus durant le mercato d’été, qu’il qualifie de désastre.
- Son dernier sacre remonte à 1987, et il n’a plus gagné de trophée depuis la FA Cup 1995.
Une vente encadrée et un silence annoncé
Basé au Texas, le groupe dit explorer de nouvelles options d’investissement pour le club de Liverpool, parmi lesquelles la cession possible d’une participation de contrôle, comme le rapporte France 24 en reprenant l’AFP. Le message d’Everton assure que le moment est venu d’ouvrir un nouveau chapitre.
Les candidats seront triés sur le volet. Selon le texte, seules seront examinées les approches de repreneurs que le groupe juge capables de conduire le club vers la suite et de prolonger la dynamique installée. Le Friedkin Group promet par ailleurs de continuer à soutenir Everton pour réussir sur le terrain et de poursuivre ses actions dans les communautés que le club sert. Tant que ce travail durera, ni le groupe ni Everton ne commenteront le dossier.
Ce que les Friedkin ont fait depuis décembre 2024
Dirigé par le milliardaire américain Dan Friedkin, le groupe a bouclé sa prise de contrôle complète en décembre 2024, ce qui a mis fin au long passage de Farhad Moshiri à la tête du club. D’après Sky Sports, qui cite la même déclaration, Everton affrontait alors une forte incertitude financière, sur le terrain comme en dehors. La priorité consistait à apporter stabilité, investissements et soutien, notamment pour mener à son terme le stade promis de longue date aux supporters.
| Repère | Information |
|---|---|
| Reprise complète | décembre 2024 |
| Prix rapporté | environ 400 M£ (529 millions de dollars) pour les 94,1 % détenus par Moshiri |
| Nouvelle enceinte | Hill Dickinson Stadium, 53 000 places, en remplacement de Goodison Park |
Propriétaire aussi de la Roma en Serie A, le groupe a donc supervisé le déménagement de Goodison Park vers cette enceinte. Le montant de 400 M£ est présenté par l’AFP comme un prix rapporté, pas comme un chiffre confirmé.
Les raisons avancées par un intervenant de Sky Sports
Les explications qui circulent ne viennent pas du communiqué. Sur Sky Sports, un intervenant estime que le propriétaire a probablement mesuré ce qu’il faudrait dépenser pour replacer Everton à la table des meilleurs clubs anglais, là où le club veut être et où il se trouvait il y a de longues années, et qu’il juge cet effort trop lourd. Il rappelle que le groupe construit aussi à Rome un nouveau stade, qui coûterait 1 milliard de livres, et il affirme que des rumeurs évoquaient dès le départ un passage limité des Friedkin à Everton.
Le même intervenant explique que le groupe a surtout cherché, ces derniers temps, à remettre le club dans une situation financière saine, avec une vente en tête. Il juge aussi que les engagements de soutien affichés sur le terrain ne se sont pas vus durant le mercato d’été, qu’il qualifie de désastre. Il tempère toutefois : l’effectif est bon, mais mince, et David Moyes verrait ce groupe mis à l’épreuve en cas de blessures.
Selon lui, les propriétaires auraient été prêts à vendre Harrison Armstrong à Nottingham Forest. Il voit dans cet épisode un signe du niveau d’investissement, et il estime que le joueur est resté parce que le public a fait entendre son mécontentement. Il s’agit d’une lecture personnelle, pas d’un fait établi.
Un contexte sportif et une valeur à fixer
À ses yeux, un tel prix laisserait au groupe un joli bénéfice, car il aurait acheté le club moins cher qu’il n’aurait dû le faire. C’est son appréciation, elle n’engage que lui.
Sur le plan sportif, l’AFP rappelle qu’Everton a fini 13e des deux dernières saisons de Premier League sous la direction de David Moyes, après des campagnes plus difficiles. Les propriétaires ont été critiqués après un mercato estival raté : l’échec tardif de la signature de l’Américain Folarin Balogun a laissé le club avec un seul attaquant de métier, Thierno Barry. En septembre, Moyes a dit n’avoir jamais rencontré ni parlé à Dan Friedkin, le patron du groupe, qui n’a pas encore assisté à un match à domicile.
Enfin, l’histoire pèse dans le dossier. Everton évolue sans interruption dans l’élite anglaise depuis 1954. Avec neuf titres de champion, le club est cinquième au classement historique des vainqueurs, derrière Manchester United, Liverpool, Arsenal et Manchester City. Son dernier sacre remonte à 1987, et il n’a plus gagné de trophée depuis la FA Cup 1995.
Photo à la une. Source : Wikimedia Commons. Photographe : Austiñobobbiño. Licence : CC BY 4.0.












